
Libreville, le 4 août 2022 (Dépêches 241). Hier mercredi, Lambert Noël Matha était en visite au camp de police de la Fopi. Le ministre de l’Intérieur est allé tancer les agents des forces de police nationale, qui continuent à pratiquer le racket, au mépris des valeurs cardinales qui fondent ce corps d’élite.
C’est un secret de polichinelle, le Gabon est confronté depuis de nombreuses années, au phénomène du racket qui chaque jour accroît un peu plus, l’animosité des populations à l’endroit de la police nationale. C’est dans ce contexte qu’hier mercredi, Lambert Noël Matha s’est rendu au camp de police de la Fopi, afin de mettre en garde les policiers qui continuent à cette pratique qui souille l’honneur de ce corps d’élite. « Je suis au regret de pointer du doigts des pratiques éhontées essentiellement motivées par l’appât du gain qui ternissent l’image de toute la corporation au mépris du principe d’éthique et de déontologie » a déclaré le ministre de l’Intérieur, avant de poursuivre « J’en veux pour preuves, les phénomènes de racket, d’intimidations, d’abus d’autorité, de violences et de viols » s’est-il indigné.
Face à ce tableau sombre, Lambert Noël Matha a rappelé aux policiers leur devoir d’exemplarité. « Vous devez réintégrer le champ de l’exemplarité et de la dignité » a-t-il dit. S’adressant aux responsables de la police, le ministre a exigé plus de sévérité. « J’exhorte ici et maintenant votre hiérarchie, le haut commandement des forces de police nationale et l’inspection générale des forces de police nationale, à une pleine application des dispositions réglementaires au moyen desquelles, ils disposent de la possibilité de réprimer les actes de déviance » a-t-il souligné avec fermeté.
Au cours de l’année 2021, les établissements carcéraux comptaient 18 policiers dont 16 en détention provisoire et 2 condamnés.







