
Libreville, le 16 septembre 2022 (Dépêches 241). Lourdement armée, une équipe d’éco gardes conduite par le directeur technique de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), Hubert Ella Ekogha, a mené récemment une opération visant à démanteler une réseau d’orpailleurs illégaux, exerçant leurs activités à Bakoumba. Cette opération a suscité l’espace de quelques heures, la psychose dans la ville, habituellement paisible. Les populations ayant cru à une attaque armée d’un pays voisin.
Une incursion militaire d’un pays ami du Gabon, un conflit armé. Les populations de Bakoumba ont imaginé mercredi, tous les scénarios, y compris les plus improbables, lorsque le calme qui entoure habituellement la ville a été troublé par une équipe d’éco gardes conduite par le responsable de l’ANPN Hubert Ella Ekogha. Des éco gardes qui ont usé de leurs armes à feu pour neutraliser des orpailleurs illégaux qui avaient élu domicile dans la ville située dans la province du Haut-Ogooué.
Autant dire que les populations de Bakoumba qui se sont terrées chez elles effrayées par les sons des armes à feu, ont été plongées l’espace de quelques heures dans la psychose qui tranche totalement avec l’atmosphère paisible et joviale qui fait le charme de la ville. Selon nos informations, la descente des éco gardes aurait fait trois blessés par balles dans le camp des orpailleurs illégaux. Des victimes abandonnées sur place et qui ont été secourues par les unités de la gendarmerie et du Samu social. « Une situation qui a créé une psychose au sein des populations qui ont pensé à une attaque venant des militaires d’un pays ami », nous a-t-on indiqué.
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Si Hubert Ella Ekogha et ses hommes étaient parfaitement dans leur prérogatives, en faisant une descente sur ce site d’exploitation illégal d’or, en ce qu’ils sont chargés de la lutte contre la criminalité faunique, il leur est fait le reproche d’une part, d’avoir initié cette opération sans en informer les autorités militaires de la place, et d’avoir ouvert le feu sans sommation tout en abandonnant les blessés sur les lieux d’autre part.
Une attitude intrigante qui a fait émerger une psychose dans l’esprit des habitants de la ville au regard du procédé peu orthodoxe des unités d’éco-gardes de l’Agence nationale des Parcs nationaux (ANPN).







