Prise d’Otage de Coucal: abattu par le GIGN, le corps de Glenn a été abandonné à la morgue de Lambaréné 

Preneur d’otage a bien été abattu par les éléments du GIGN © DR

Libreville, le 24 juillet 2023 – (Dépêches 241). Mort ? Pas mort ? Comment ? Dans quelles conditions ? N’aurait-il pas pu être interpellé et neutralisé ? Depuis l’annonce de la mort de Glenn Moundendé, l’homme de 34 ans qui avait pris des otages dans la zone pétrolière de Coucal, les questions fusent. Selon une source familiale, relayée par un média, la dépouille de ce jeune compatriote a été abandonnée à la morgue de Lambaréné. 

Le feuilleton relatif à la prise d’otage effectuée le mardi 18 juillet dans la zone pétrolière de Coucal a pris fin dans la nuit de vendredi à samedi avec la capture d’abord, puis le décès de Glenn Moundendé auteur de la prise d’otage. Selon les informations relayées par nos confrères de Gabonreview, l’assaut a été donné très tard dans la nuit de vendredi à samedi aux environs de 1 heure du matin par le Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), une unité d’élite des forces de défense nationale. 

Informée de la situation et de l’assaut, la famille de Glenn Patrick Moundendé se serait alors rendue à la Brigade de la gendarmerie de la localité en quête d’informations. Ce n’est que vers 3h qu’un convoie de la gendarmerie va passer à vive allure. « Seul le dernier camion Berlier s’est arrêté pour déposer les gendarmes affectés au poste de Mandji. Ceux-ci n’ont rien voulu nous dire de ce qu’était devenu Glenn. Était-il mort ? avait-il été arrêté ? Les gendarmes n’ont pas répondu », a-t-on pu lire sur Gabonreview. 

Sans nouvelles, sans indications ou orientations, c’est par leurs propres efforts et au prix de longues recherches que la famille a identifié le corps dans une pompe funèbre de Lambaréné dans la province du Moyen-Ogooué. Formellement identifié par les siens, ces derniers vont tout de même constater que la dépouille de leurs fils « n’était même pas encore placée dans les tiroirs où on conserve les morts », soutient Inès Flora V.M cité par notre confère. Un autre membre de la famille de celui est considéré comme un martyr par plusieurs compatriotes, précisant qu’il leur a été interdit de récupérer la dépouille. « On nous a demandé d’adresser d’abord une correspondance au gouvernement », explique-t-il. 

De nouvelles informations qui à ce jour ne viennent pas éclaircir les zones d’ombres qui gravitent autour de l’opération ayant conduit à la mort de ce jeune compatriote, sur l’obligation de mise à mort de Glenn Moundendé par le GIGN alors qu’il aurait pu être neutralisé, entendu et jugé.

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