Affaire HPO: « Il n’y a plus rien pour que monsieur Opiangah ne rentre chez lui (…) », soutient Bilie-By-Nze 

Plus rien en fait et en droit ne justifie le maintien des poursuites conte l’homme d’affaire qui en principe doit revenir chez lui © DR

Libreville, le 31 mars 2025 – (Dépêches 241). Dans une émission tenue sur le réseau social Tik Tok par l’activiste gabonaise Princesse de Souba, Alain Claude Bilie-by-Nze, Président de la plateforme Ensemble Pour le Gabon (EPG) s’est de nouveau prononcé sur l’affaire Hervé Patrick Opiangah. Fidèle à son flegme, le dernier Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba a réaffirmé ce qu’il avait déjà dit il y a quelques jours: « J’ai dit que les poursuites sur monsieur Opiangah sur les faits qu’on a rendus publics devraient aujourd’hui s’arrêter », a-t-il martelé sans ambages.

Le « Purgatoire », c’est l’émission à forte audience tenue par Nelly Ngabima, activiste gabonaise, plus connue sous le nom de Princesse de Souba, qui a récemment enregistré le passage du Président du mouvement politique Ensemble Pour le Gabon (EPG), Alain Claude Bilie-by-Nze. Interrogé sur le sort réservé à Kelly Ondo et ses frères d’armes, le natif de Makokou a maintenu que ces compatriotes n’avaient rien à faire en prison, avant de revenir sur la situation du Président de l’UDIS, le capitaine d’industrie Hervé Patrick Opiangah. 

À propos de l’affaire HPO, celui que beaucoup considèrent désormais comme le principal opposant du CTRI a d’abord indiqué que « la justice n’est pas là pour assouvir des vengeances personnelles. La justice est un pilier de l’État de droit. Si quelqu’un a commis des fautes, il doit être jugé et il paie pour ses fautes », a-t-il soutenu. Comme une façon de rappeler aux tenants du pouvoir actuel que le principe de l’Etat de droit tel que promis doit être respecté et non galvaudé ou violé. Si tous les Gabonais sont des justiciables, cette justice doit s’exercer et se manifester avec équité et impartialité. 

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Profitant de l’occasion, Alain Claude Bilie-By-Nze s’est appuyé sur une affaire qui illustre aujourd’hui la perversion de l’Etat de droit et la compromission d’une partie de la justice gabonaise sous le régime militaire. « De même, j’ai indiqué que les poursuites sur monsieur Opiangah s’agissant des faits qu’on a rendus publics devraient aujourd’hui s’arrêter », a-t-il d’abord rappelé avant d’affirmer avec conviction que Monsieur Opiangah doit rentrer chez lui. « Il n’y a plus rien pour que monsieur Opiangah ne rentre chez lui, je le dis très clairement, la justice doit cesser d’être instrumentalisée pour des règlements de compte politiques », a de nouveau déclaré l’ancien Premier ministre.

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Il faut dire que pour beaucoup, cette posture de l’ancien ministre des Affaires Étrangères est sommes toutefois logique au regard de la teneur du dossier et des révélations faites sur cette saga judiciaire montée de toute piece et cousue d’un fil blanc. C’est du moins ce que pense un compatriote qui accuse du reste le système de collusions avec la justice. « Le silence de la justice gabonaise face à la situation de Mr Hervé Patrick Opiangah malgré toutes les accusations infondées à cet effet , démontre clairement qu’il y’a une main noire qui sème le trouble derrière cette affaire », a-t-il indiqué dans le forum Édifice Commun. 

Si certains y soupçonnent un point de vue opportuniste, principalement en raison du contexte électoral actuel, d’autres y voient au contraire dans cette prise de parole d’Alain Claude Bilie-by-Nze, une vérité qui mériterait d’être amplifiée. Alors que les autorités de la Transition avaient pour leitmotiv principal la Restauration des Institutions et l’instauration d’une véritable démocratie ainsi qu’un État de droit authentique, l’affaire Opiangah vient aujourd’hui ternir et altérer ces desseins nobles portés par les militaires, au moment de leur prise de pouvoir en août 2023.

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