
Libreville, le 10 avril 2025 – (Dépêches 241). L’affaire du capitaine d’industrie Hervé Patrick Opiangah continue de faire des émules au sein de la classe politique gabonaise. C’est ce qui ressort de l’interview d’Alain Claude Bilie-By-Nze accordée au « Canapé Rouge » de Gabon Média Time dans laquelle il fustige l’inféodation de la justice gabonaise par la politique. Il estime à ce titre que le capitaine d’industrie Hervé Patrick Opiangah serait victime d’un système judiciaire aux ordres, qui veut qu’il soit en exil forcé non pas pour des faits avérés, mais pour avoir prononcé une phrase. Une déclaration qui en dit long sur la capacité réelle de la justice gabonaise à dire le droit depuis l’avènement de la transition.
La justice gabonaise semble connaître ses heures les plus sombres depuis le début de la transition. Pour le voir, dans le projet de société de chaque candidat à l’élection du président de la République du 12 avril prochain, la question relative à l’indépendance de la justice figure en bonne place. Et si ces personnalités politiques sollicitant les suffrages des populations en ont fait une préoccupation majeure dans leurs programmes, il va sans dire que son rôle aurait été dévoyé en période de transition par des politiques qui se servent d’elle pour régler les comptes à d’autres citoyens.
Dans ce contexte, monsieur Bilie-By-Nze et candidat à l’élection présidentielle du 12 avril prochain, considère que les poursuites dites judiciaires contre l’homme d’affaires Gabonais Hervé Patrick Opiangah, ne repose sur aucun fondement juridique, ne relève pas d’une instruction judiciaire libre, mais d’un ordre émanant des autorités actuelles du pays. Ainsi, selon lui « c’est lui (parlant du président de la transition ) qui a imposé à la justice de libérer un tel ou un tel, en oubliant Kelly Ondo en prison et en faisant en sorte que monsieur Hervé Patrick Opiangah, (…) se retrouve aujourd’hui en exil forcé, pour une phrase qu’il a prononcée: On n’avait pas prévu ça comme ça. Ce n’est pas ce qu’on avait prévu » a-t-il – d’abord avancé.
Poursuivant son propos, le dernier premier ministre d’Ali Bongo Ondimba et actuel candidat à l’élection présidentielle ajoute « C’est une phrase qu’il a prononcée et qui lui a valu ensuite cette cabale. Cette instrumentalisation de la justice doit cesser. Je dis humblement, dans un état de droit, dans un état organisé, le dernier rempart, c’est la justice, c’est un pilier essentiel de l’état de droit » a-t-il poursuivi.
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L’exile forcé de l’éminent homme d’affaires prospère, n’est donc qu’une machination, une affaire montée de toute pièce par le nouveau régime, à l’aune d’une justice manipulée, pour tenter de nuire à l’ancien ministre des Mines Opiangah, et au-delà, pour détruire son empire et ses symboles au mépris des milliers de Gabonais qui y travaillent et qui se retrouvent sans salaire depuis bientôt 5 mois.
Une situation difficile à croire, au regard des promesses d’équité et d’égalité de tous les citoyens devant la justice faites au peuple par le général-président au lendemain du coup d’État. Et à en croire le natif de Makokou, le CTRI et son chef de file auraient lamentablement échoué, car ils n’ont visiblement pas réussi à redorer l’image de la justice gabonaise, dont l’impartialité est quotidiennement questionnée depuis des décennies.







