Franceville: un agent municipal écope d’un an de prison pour avoir dérobé des sardines et des ballots de vêtements

Le marché de Franceville au sein duquel l’agent municipal a commis ses larcins © DR

Libreville, le 25 août 2025 – (Dépêches 241). À Franceville, une affaire ubuesque secoue actuellement la ville. Paul Jean Wavé Nzembi, âgé de 42 ans et occupant les fonctions d’agent au sein de la mairie centrale de Franceville, a été condamné à une peine de 12 mois de prison ferme pour vol aggravé par le Tribunal de Première Instance. L’intéressé a reconnu les faits devant le juge. 

Selon nos confrères du quotidien L’Union, les incidents remontent au mois d’ avril dernier. Plusieurs commerçantes du grand marché de Franceville ont remarqué la disparition répétée de leurs marchandises, notamment des sacs de sardines fumées, des ballots de vêtements et des paires de chaussures. Après deux semaines de pertes inexpliquées, elles ont décidé de tendre un piège au voleur. Cette stratégie s’est révélée efficace . Vers 4 heures du matin, elles ont surpris le coupable en flagrant délit. Il s’agissait de Paul Jean Wavé Nzembi, agent et représentant de la mairie de Franceville. L’homme a été immédiatement maîtrisé et conduit au commissariat central, où une plainte a été déposée.

Lors de son passage à la barre, l’agent municipal a reconnu sans détour les faits qui lui étaient reprochés. « J’ai dérobé les sacs de sardine pour manger avec ma petite famille. Quant aux vêtements, je les ai partagés à mes neveux », a-t-il déclaré. Pour justifier ses larcins afin de s’en tirer et légitimer son acte délictueux, l’agent municipal a plaidé la précarité de sa condition. 

Il convient, à toutes fins utiles, de rappeler qu’un agent municipal, placé sous l’autorité directe du Maire, est investi de la gestion quotidienne du marché : il assure la régulation et le respect des emplacements, perçoit les droits et taxes afférents, contrôle le maintien de l’ordre, de l’hygiène et de la sécurité, et s’emploie à réprimer toute occupation anarchique ou irrégulière. En commettant un tel acte, Paul Jean Wavé Nzembi, n’a pas seulement porté préjudice aux commerçantes mais aussi à l’institution qu’il représente. 

Si à Franceville, certains ont montré une certaine empathie pour la situation familiale de l’agent municipal, en prononçant une peine ferme, le tribunal a tenu à réaffirmer le principe fondamental selon lequel la transgression des normes légales, quelle qu’en soit la motivation, ne saurait être tolérée, même lorsque celle-ci émane de motifs d’ordre familial ou social.

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