
Libreville, 10 novembre 2025 – (Dépêches 241). Ce lundi 10 novembre 2025 s’est ouvert à Libreville le très attendu procès de l’affaire Sylvia Bongo, de son fils Noureddin Bongo Valentin et de plusieurs de leurs proches, poursuivis pour divers délits économiques et de détournement de fonds publics. Mais à peine l’audience entamée, un incident majeur est venu troubler le déroulement des débats : les avocats de Mohamed Oceni, ex-directeur de cabinet adjoint d’Ali Bongo Ondimba, ont exigé la présence physique de leur client, dont l’absence initialement inexpliquée a conduit à la suspension immédiate du procès.
L’ouverture du procès de Sylvia Bongo, de son fils Noureddin Bongo Valentin et de plusieurs proches, poursuivis pour détournement de fonds publics, haute trahison, blanchiment des capitaux, trafic de drogue, falsification de la signature du Chef de l’Etat a été marquée ce lundi par un incident inattendu : l’absence remarquée de Mohamed Oceni, ex-directeur de cabinet adjoint d’Ali Bongo Ondimba, a conduit à la suspension immédiate des débats.
Selon des informations recueillies auprès du directeur général de la Prison centrale de Libreville, l’absence du fils Oceni aurait été justifiée pour des raisons supposées de santé. Une justification vague et non étayée, le responsable pénitentiaire s’étant contenté de confirmer l’information sans fournir davantage de précisions sur l’état réel du détenu.
Cette justification médicale rappelle étrangement celle invoquée pour Sylvia et Noureddin Bongo Valentin, dont la libération secrète avait également été motivée par des raisons de santé. Dans les deux cas, les autorités se montrent évasives sur l’état réel des concernés, alimentant les soupçons d’un même procédé de contournement judiciaire sous couvert de considérations médicales.
Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle affaire met en lumière les zones d’ombre persistantes du système judiciaire gabonais. Derrière les discours de transparence du nouveau régime, la répétition des justifications floues et la communication hésitante des autorités entretiennent le doute sur la sincérité de la démarche. Un climat qui, une fois de plus, risque de fragiliser la confiance du public envers une justice déjà en quête de crédibilité.
Selon une source digne de foi, l’ancien Directeur de cabinet adjoint d’Ali Bongo Ondimba pourrait être présent mercredi au palais de justice pour la suite du ce procès.







