Dr Wenceslas Yaba plaide pour une urgence médico-sociale nationale : « Ne jamais demander la permission pour faire le bien »

Le Dr Wenceslas Yaba, épidémiologiste, humanitaire et coordinateur général du SAMU Social gabonais © DR

Libreville, le 15 Novembre 2025 – (Dépêches 241). Dans une déclaration empreinte d’humanisme et de détermination, le Dr Wenceslas Yaba, épidémiologiste, humanitaire et coordinateur général du SAMU Social gabonais, a réaffirmé les fondements de son engagement : soigner, nourrir, protéger et accompagner les Gabonais les plus vulnérables. Un message fort, adressé autant aux décideurs qu’à l’opinion, où il rappelle l’ampleur des défis sociaux du pays tout en soulignant les progrès accomplis et les solutions immédiatement disponibles.

Pour le Dr Yaba, l’action sociale ne souffre d’aucune ambiguïté : « Notre unique et véritable objectif est de faire se soigner décemment, faire manger les plus faibles, faire dormir correctement les plus vulnérables, faire se déplacer facilement, réussir à les vêtir décemment. ». Cette simplicité apparente recouvre une réalité brutale : 875 000 Gabonais vivent avec moins de 500 francs CFA par jour, rappelle-t-il, soit 34,5 % de la population selon les estimations de la Banque mondiale. Une proportion vertigineuse qui place des centaines de milliers de familles dans une incapacité structurelle à assurer les besoins les plus élémentaires.

Des efforts significatifs, mais un chemin encore long

Reconnaissant les avancées réalisées ces deux dernières années, le Dr Yaba salue « des efforts incommensurables et sans précédent » engagés par l’État pour réduire les inégalités. Toutefois, le coordinateur du SAMU Social insiste : « Il reste tellement à faire ». Pour lui, la lutte contre l’extrême précarité ne peut se contenter de mesures structurelles ou de promesses à long terme. Elle exige des solutions opérationnelles, rapides, peu coûteuses, déjà testées et validées sur le terrain, partout dans le pays, au contact quotidien des populations.

Des solutions immédiates pour préserver la population active

Le Dr Yaba rappelle que ces actions médico-sociales ne constituent pas seulement une réponse humanitaire, mais un investissement direct dans l’avenir économique du pays. « C’est à cet exercice d’urgence médico-sociale que les populations les plus actives, productives se maintiendront en vie pour développer le Gabon, notre pays, avec nos projets présidentiels actuels très prometteurs », souligne-t-il, citant le chef de l’État, le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Offrir des soins, des repas, un toit ou un déplacement à ceux qui n’en ont pas les moyens n’est pas une opération caritative ponctuelle, mais la condition même de la stabilité sociale.

« Ne jamais demander la permission pour faire le bien »

Dans un passage empreint de patriotisme, le Dr Yaba affirme son attachement indéfectible au pays : « Le Gabon, le plus beau pays au monde , j’en sais quelque chose. Notre bien le plus précieux, avec nos semblables bénis ». Pour celui qui a sillonné les quartiers, villages, ruelles et hôpitaux les plus démunis, l’amour du Gabon ne se proclame pas : il se démontre dans l’action, sur le terrain, dans l’aide quotidienne apportée aux plus fragiles.

Sa conclusion résonne comme un manifeste, une philosophie de vie, presque un avertissement aux frilosités bureaucratiques : « Ah, j’oubliais : ne jamais, jamais demander la permission pour faire le bien ». Un principe que le SAMU Social gabonais semble avoir fait sien, au plus près des réalités, loin du confort administratif, au service de ceux dont la voix ne porte pas. 

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