Résurgence des cas Covid-19 au Gabon: la transparence de Wenceslas Yaba face au mutisme du ministère de la Santé

Dr Wenceslas Yaba contraint le gouvernement à reconnaître le retour de la Covid-19

Libreville, le 1er décembre 2025 – (Dépêches 241). Depuis plusieurs mois, une grippe saisonnière particulièrement agressive terrasse enfants, nourrissons, adolescents, adultes et personnes âgées. Dans les hôpitaux, la réalité est la même : salles d’attente débordées, pédiatries saturées, personnels soignants exténués. Pourtant, face à cette situation sanitaire préoccupante, le gouvernement a opposé un mutisme institutionnel presque méprisant, laissant les populations naviguer à vue, sans indications, sans prévention, et sans le moindre suivi du ministère de la Santé.

C’est dans ce contexte délétère qu’une voix s’est élevée, seule mais résolue : celle du Dr Wenceslas Yaba, Coordinateur du SAMU Social et Conseiller spécial du président de la République en matière de santé. En annonçant publiquement la résurgence de cas de Covid-19 au Gabon, le médecin a rompu un silence qui devenait dangereux. Il a agi en professionnel responsable, mû par le sens du devoir et l’impératif de vérité envers les Gabonais.

Pendant que le Dr Yaba alertait, le gouvernement, lui, se repliait sur une stratégie de déni. Non seulement l’exécutif s’est empressé de démentir l’information portée par le conseiller spécial, mais il a, quelques heures plus tard, opéré un spectaculaire rétropédalage en publiant un communiqué officiel confirmant l’existence de 17 cas de Covid-19. Ce va-et-vient incohérent n’a fait que mettre en lumière la volonté initiale de cacher la réalité aux populations, au détriment de leur santé.

Il apparaît désormais clairement que sans la sortie courageuse et transparente du Dr Wenceslas Yaba, le gouvernement aurait persisté dans son silence, abandonnant les Gabonais face à une situation sanitaire dont ils ignoraient les contours réels. Sa démarche, loin d’être polémique, s’inscrit dans un devoir éthique élémentaire : dire la vérité pour mieux protéger.

Dans ce contexte, les critiques de bas étage et les attaques nauséabondes visant à jeter l’opprobre sur le coordinateur du SAMU Social apparaissent aussi infondées que malveillantes. Comment parler de scandale d’État lorsque celui qui a la charge du terrain sanitaire tire la sonnette d’alarme avec lucidité et responsabilité ? Où se situe réellement la faute : chez un médecin qui informe les citoyens, ou chez un gouvernement qui dément d’abord, se dédit ensuite, et ne communique que contraint et forcé ?

En réalité, l’affaire révèle une chose : le Dr Wenceslas Yaba a fait ce que l’État aurait dû faire depuis des semaines. Il a informé, expliqué, assumé. Il a levé le voile sur une situation sensible que d’autres voulaient maintenir dans l’ombre. En cela, sa démarche est noble, responsable et indispensable.

Au-delà des polémiques, il restera celui qui a choisi la vérité pour protéger les Gabonais, là où les autorités compétentes ont préféré le silence. Et c’est peut-être cela, la véritable leçon de cette séquence.

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