
Libreville, le 1er Décembre 2025 – (Dépêches 241). La gestion communicationnelle du ministère de la Santé suscite de vives critiques depuis hier , après une sortie contradictoires sur la résurgence de cas de Covid-19 au Gabon. Alors qu’une première communication niait formellement toute présence du virus sur le territoire, l’administration sanitaire a été contrainte de se rétracter moins de 24 heures plus tard, reconnaissant finalement 17 cas positifs détectés entre novembre et janvier 2025.
Ce revirement, très commenté sur les réseaux sociaux, a contribué à alimenter un climat de confusion, rappelant aux citoyens les errements communicationnels qui avaient marqué la pandémie sous Ali Bongo mais qui se répètent malheureusement sous la nouveau régime. Face à l’indignation et aux doutes croissants, le ministère a tenté de corriger le tir en assurant que la situation « demeure sous contrôle » et qu’aucun élément ne justifie une quelconque inquiétude.
Selon les données du système national de surveillance, ces 17 cas positifs s’inscrivent dans un contexte où la Covid-19 a désormais un caractère endémique dans le pays. Le virus ne constitue plus une urgence de santé publique, mais la manière dont l’information a été initialement gérée soulève des questions sur la cohérence, la transparence et la sincérité de la communication gouvernementale.
Reconnaissant implicitement les inquiétudes que cette volte-face a pu raviver, le ministère affirme comprendre les réactions des citoyens « au regard des expériences vécues durant la pandémie ». Cette justification tardive peine toutefois à dissiper les interrogations sur la fiabilité des premiers démentis, qui ont eu pour effet de fragiliser davantage la confiance du public.
Dans sa note rectifiée, le ministère se contente de recommander aux personnes symptomatiques d’adopter les gestes de prévention habituels, « port du masque, lavage régulier des mains, gestes barrières » sans annoncer de dispositif renforcé ni d’action proactive pour améliorer la communication sanitaire.
Alors que les débats continuent de nourrir les discussions en ligne, une question persiste : comment restaurer la crédibilité de la parole publique lorsqu’elle se contredit sur un sujet aussi sensible que la santé ?







