
Libreville, le 18 novembre 2025 – (Dépêches 241). Parfois, la République s’égare. Parfois, elle oublie de regarder où se trouve la lumière et préfère s’acharner sur celui qui, paradoxalement, éclaire l’économie, le social et la vie des milliers de Gabonais. C’est en tout cas ce que dénoncent, avec une fermeté teintée d’indignation, les avocats d’Hervé Patrick Opiangah (HPO), entrepreneur prospère, figure politique, et pour certains, symbole d’un patriotisme économique devenu trop rare au Gabon.
Réunis le 14 novembre dernier lors d’une conférence de presse animée, Me Célestin Mba Ondo, Me Paulette Oyane Ondo et Me Carol Moussavou ont tiré la sonnette d’alarme. Selon eux, leur client fait face à un acharnement judiciaire « injuste, infondé et illégal ». Une sorte de vendetta institutionnelle qui, au lieu de protéger les bâtisseurs de la nation, semble vouloir les broyer, et le noyers
« On veut mettre sous l’éteignoir notre Dangote national ». La phrase est tombée comme une gifle bien sèche. « Nous avons l’impression qu’on veut mettre sous l’éteignoir Hervé Patrick Opiangah, notre Dangote national qui un entrepreneur et un homme d’affaire propre et très prospère », a lancé Me Célestin Mba Ondo, rappelant que HPO n’est pas seulement un homme d’affaires : il est l’un des rares à employer plus de 7000 Gabonais sans avoir eu besoin de marchés publics, ni de passe-droits de l’Etat.
Une anomalie positive dans un pays où l’entrepreneuriat privé relève souvent du parcours du combattant. Alors, pourquoi s’acharner sur lui ? Pourquoi une telle persistance judiciaire ? Pourquoi cette hargne, même lorsque les faits ne tiennent pas debout ? Les avocats et la réalité parlent d’une affaire de mœurs « sans preuves, sans victimes et sans éléments constitutifs de l’infraction ». Un dossier, affirment-ils, qui n’aurait jamais dû franchir la porte d’un tribunal.
Le cœur du scandale, selon la défense, réside dans un imbroglio digne d’une mauvaise tragédie judiciaire. Le procureur de la République parle d’un dépôt de plainte le 14 novembre. Le procureur général, lui, évoque le 19 novembre dans son réquisitoire. Mais la chambre d’accusation, garante des faits, tranche : la plainte a été déposée le 25 novembre. Alors que s’est-il passé entre le 20 et le 25 ? Le parquet a simplement agi sans base légale, en amont même de l’existence officielle de la plainte… tout en faisant fermer les entreprises de leur client pendant cette période. Une justice qui agit avant les faits : voilà une prouesse que même la fiction peine à imaginer. Et cet prouesse a été réalisée au Gabon sous le régime de la Transition, auréolé de la volonté de restaurer les Institutions.
Comme si cela ne suffisait pas, la défense affirme qu’une perquisition a été menée au domicile de HPO dans la nuit du 20 novembre sans aucun mandat, sans procès-verbal, sans scellés, sans transmission au magistrat instructeur.Les avocats ne décolèrent pas : « Comment, dans une affaire supposée de mœurs, en arrive-t-on à confisquer de l’argent, des devises, des bijoux, une télévision, des montres de valeur… et à les garder au parquet sans traçabilité ? » Une question simple. Une réponse qui tarde.
S’acharner sur celui qui construit : le paradoxe gabonais
Ce qui choque le plus l’opinion, ce n’est pas seulement ce que les avocats qualifient d’irrégularités en cascade. C’est le contraste : D’un côté, un entrepreneur qui a investi, créé, bâti, employé et continue de le faire. De l’autre, des procédures répétées, présentées comme précipitées, contradictoires, approximatives, voire illégales selon sa défense.
Un pays qui traque ses propres ses propres enfants, ses créateurs de richesses finit toujours par en payer le prix : chômage, fuite des talents, fragilisation du tissu économique. HPO n’est pas seulement un patron. Pour beaucoup, il est un symbole de ce que le Gabon peut produire de meilleur lorsqu’il laisse respirer ses entrepreneurs.
Si la justice doit faire son travail, de manière impartiale, équilibrée, rigoureuse, elle ne doit pas devenir un instrument de destruction économique. Les avocats l’ont martelé : Un pays qui rêve de développement ne peut pas se permettre d’humilier ceux qui le construisent, encore moins de tenter de les briser. Il faut protéger les initiatives nationales. Il faut magnifier ceux qui créent l’emploi. Il faut encourager ceux qui investissent dans le pays plutôt qu’ailleurs.
Hervé Patrick Opiangah devrait être un exemple, une fierté, un modèle pour une jeunesse en quête d’inspiration. Pas une cible. S’acharner sur lui, c’est s’acharner sur 7000 familles. C’est s’acharner sur l’audace. C’est s’acharner sur le progrès, c’est faire le lit à la précarité de plus de 15.000 familles.
Une justice forte protège. Une justice faible persécute. Une justice confuse décourage. Aujourd’hui, les avocats de HPO tirent un cri d’alarme : Si le Gabon veut se relever, il doit cesser de mutiler ceux qui bâtissent. Et peut-être qu’un jour, notre « Dangote national » pourra travailler en paix, sans craindre que les nuages judiciaires se mettent à gronder même quand le ciel est pourtant bleu.







