
Libreville, le 13 janvier 2025 – (Dépêches 241). Alors que la loi organique portant sur le nouveau code électoral au Gabon est encore en examen au parlement, la question du redécoupage électoral était scrutée avec un intérêt particulier par l’ensemble de la classe politique, la société civile et même les populations. Si le dernier Dialogue National Inclusif d’Angondjé a permis d’espérer enfin un redécoupage électoral équitable, les nouvelles du Palais Léon Mba ne reflètent guère ce désir populaire: les discussions sur un redécoupage électoral équitable ont simplement été écartées.
Si le nouveau code électoral encore en examen vise à mettre en place les bases des futures élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées, la question relative au redécoupage électoral était également très attendue par toute la classe politique gabonaise, la société civile y compris les populations. Seulement, à la lumière des enseignements émanant du parlement, les discussions portant sur la question du redécoupage électoral équitable n’ont pas eu lieu, maintenant ainsi l’ancien découpage électoral extrêmement querellé croit savoir notre confrère Le Confidentiel.
Aussi, ce texte de loi qui comprend 383 articles répartis en quatre livres n’aura pas su liquider l’épineux problème de l’inégal découpage électoral. Ce qui voudrait dire les provinces telles que le Haut-Ogooué et l’Ogooué-Lolo, historiquement acquises au système Bongo-PDG dont l’enracinement semble établi au sein de la Transition actuelle, continueraient d’envoyer au parlement des députés et sénateurs dont la taille et le poids de la circonscription électorale seraient moins importants que leurs collègues d’autres provinces.
Autre incongruité que le nouveau code électoral n’aura pas su régler: la question des sénateurs nommés. En maintenant l’actuel découpage électoral ainsi que le nombre de sièges à l’Assemblée nationale et au Sénat, le nouveau code électoral va consacrer la composition actuelle des deux chambres du parlement, à savoir 143 députés pour l’Assemblée nationale et 67 parlementaires pour le Sénat, dont 15 nommés par le Chef de l’État. Étonnante restauration des Institutions.








C’est pas un secret qu’après Libreville Oyem c’est franceville ou du moins le haut-Ogouee qui compte la plus grande population.
Donc un redecoupage électorale n’ai pas une mauvaise chose mais esque vous pensez que c’est le moment ?
Moi je ne pense pas laissons d’abord finir les grand chantier la construction de Libreville deux et autres grand projet de développement comme le port en eau profonde de mayoumba et après tout cela la question pourra peut être être d’actualité.
Mon frère Jean Pierre, je ne vois pas le rapport entre le fait de procéder par un découpage égal et les grands chantiers dont tu parles. Le redécoupage surtout égal est aussi l’un des chantiers prioritaires pour l’équilibre du pays. Nous voulons une rupture avec les anciennes pratiques.
Par ce que selon toi c ewt ceux qui vont traiter le problème du redécoupage électoral qui vont aussi construire le port en eau profonde de mayoumba ? Faut pas distraire le gabonais.