Reprise supposée des cours: la page institutionnelle a-t-elle publié de fausses images pour tromper l’opinion?

En publiant des images identifiées comme fausses sur la Page institutionnelle, Camélia Ntoutoume a-t-elle cautionné une manipulation de l’opinion ? ©Dépêches 241

Libreville, le 19 Janvier 2026 – (Dépêches 241). La communication officielle du ministère de l’Éducation nationale, dirigée est aujourd’hui au cœur d’une controverse grave. En prétendant illustrer une reprise progressive des cours à l’aide d’images contestées, la tutelle s’expose à une accusation lourde de conséquences sur le plan institutionnel : celle d’avoir sciemment travesti la réalité d’un mouvement de grève pourtant reconduit à l’unanimité par les enseignants. S’agit-il d’une simple erreur ou d’un mensonge d’État assumé ?

La publication diffusée ce matin par la page institutionnelle du ministère, évoquant « l’effectivité du respect de la levée des Couleurs et de la reprise progressive des cours », interroge d’abord par son timing. Comment parler de reprise alors même que, réunis en assemblée générale samedi dernier, les enseignants ont décidé la poursuite de la grève sur toute l’étendue du territoire ? Cette dissonance flagrante entre le discours officiel et la réalité vécue sur le terrain pose une question centrale : à qui s’adresse réellement cette communication, et dans quel but ?

Plus troublant encore, l’authenticité des images publiées est vivement contestée. Visiblement pixelisées, elles ont suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes dénoncent une manipulation. « Des vieilles images. C’est ridicule et honteux », écrit l’un d’eux, tandis qu’un autre assène : « La tutelle montre enfin au monde entier qu’elle est incapable de régler les problèmes légitimes posés par les enseignants. Plus qu’un aveu de faiblesse, cette obstination est un véritable aveu d’échec ». Ces réactions traduisent moins une colère passagère qu’une rupture de confiance profonde entre l’institution et les citoyens.

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Dès lors, une interrogation s’impose avec gravité : la ministre de tutelle, Camélia Ntoutoume, a-t-elle validé cette publication et, partant, ce qui est perçu comme un mensonge infamant ? Si tel est le cas, que révèle cette démarche de la nature morale d’une ministre qui choisirait de mentir, manipuler ou falsifier des images plutôt que d’assumer la vérité d’un malaise social persistant ? « Vous n’avez même pas honte de mentir ! En fait, c’est OLIGUI qui est en danger avec de telles personnes à ses côtés », s’indigne un internaute, pointant les conséquences politiques et institutionnelles d’une telle communication.

Car au-delà du ministère, c’est l’autorité de l’État qui se trouve fragilisée. « Ils ont osé prendre de vieilles images pour essayer de tromper le Président ! », ajoute un autre commentaire, tandis qu’un témoignage local achève de décrédibiliser la version officielle : « Sur ces images, j’aperçois le CES d’Akanda qui est situé juste en face de chez moi… je vois zéro élève ». Face à cette communication jugée désastreuse, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, peut-il rester silencieux ? 

L’exigence de vérité et de responsabilité ne commande-t-elle pas des mesures claires à l’encontre d’un département ministériel accusé de mettre en péril la crédibilité de l’action publique ? A ces questions qui en bon droit de posent, seul le Président de la République, Chef de l’Etat et Chef du gouvernement pourra trancher. 

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