Concussion et haute trahison contre l’Etat dans le dossier WEBCOR ITP: Hervé Patrick Opiangah porte plainte contre X

Hervé Patrick Opiangah a décidé de défendre son pays contre les pratiques avilissantes de certains compatriotes véreux

Libreville, le 8 juillet 2024 – (Dépêches 241). Hervé Patrick Opiangah, citoyen gabonais ainsi que lui confère les dispositions légales régissant notre pays, assisté de son huissier de justice a ce jour, porté plainte contre X avec constitution de partie civile pour de faits de concussion, fraude fiscale et infractions diverses à la gouvernance économique. Cette plainte déposée par ce compatriote qui a décidé de défendre sa patrie, s’appuie sur un protocole transactionnel signé par le régime actuel et condamnant l’Etat gabonais à payer 66 milliards de FCFA à la société WEBCOR ITP dans l’affaire de la construction du Grand Marché de Libreville, alors que sous l’ancien régime, la Cour d’Appel de Paris avait rendu une décision favorable au Gabon. 

Le 29 mai dernier, dans un article intitulé Gabon: Les dessous d’un scandale sous fond de Haute trahison envers l’Etat bientôt révélés, notre rédaction indiquait qu’elle ferait des révélations sur un scandale d’une extrême gravité portant tous les atours de la Haute Trahison contre le Gabon, dans lesquels étaient impliquées des personnalités politiques du régime sous Transition dirigé par la Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI). 

Les faits sont les suivants: Sous le régime du Président déchu Ali Bongo Ondimba, et dans le but de lancer la construction du nouveau marché de la capitale, la Commune de Libreville et la société WEBCOR ITP avaient signé un contrat cadre le 12 juin 2010. Dans la même veine, une convention portant avantages fiscaux et douaniers avait été signée le 16 novembre 2012. En 2015, l’Etat gabonais décide de la suspension des travaux de construction du Grand Marché de Libreville dans une volonté de reconfiguration du projet. 

Cette suspension est très mal reçue par la société WEBCOR ITP qui décide d’attaquer le Gouvernement de l’ancien régime en justice pour non-respect des engagements contractuels. L’entreprise va ainsi déposer une plainte contre l’Etat le 1o novembre 2015 au Tribunal arbitral de Paris. Une plainte qui finira par prospérer puisque la juridiction française va condamner le Gabon à payer la bagatelle somme de 66 milliards de Fcfa à WEBCOR ITP. 

Décidé à ne pas laisser sombrer l’Etat et à se battre dans cette affaire, le Gouvernement de l’ancien régime, va interjeter appel et apporter des preuves de ce que la décision rendue en arbitrage était foncièrement viciée car prise sur la base des éléments de corruption. La Cour d’appel de Paris va alors donner raison à l’Etat gabonais en annulant la décision qui le condamnait à payer les 66 milliards, tel que demandés en arbitrage. La juridiction de Paris condamnera même WEBCOR ITP aux dépens. 

Alors que le Gabon est sorti vainqueur de la bataille judiciaire contre WEBCOR ITP, le nouveau régime de la Transition, par le biais de l’Agence Judiciaire de l’Etat dirigée par Diane Moussounda et du 1er Président du Conseil d’Etat, Jean Paul Komanda, va signer un protocole transactionnel qui va condamner le Gabon à payer les 66 milliards à WEBCOR ITP. 

Un acte de haute trahison ? 

Une démarche qui surprend, puisque, ces deux entités, qui au demeurant défendent et protègent les intérêts de l’État, sont soupçonnées d’avoir transigé avec  l’obligation de défendre la Nation, en signant ce protocole transactionnel qui condamne le Gabon. Le tout, sans associer le Gouvernement via le Ministère de l’Economie ni celui du Budget et des Comptes Publics, encore moins sans la décision toujours en attente de la Cour de cassation qui n’a pourtant pas de caractère suspensif. 

Alors plusieurs questions se font jour. Ces compatriotes censés protéger l’État se sont-ils vautrés dans des pratiques antirépublicaines? Qui leur a donné mandat de clouer le Gabon et les Gabonais de la sorte ? Est-ce le Gouvernement ? Est-ce le Président de la Transition ? L’Agence Judiciaire de l’Etat qui s’est portée mandat l’a fait avec l’aval et la caution de qui ? Ces faits ne sont-ils pas constitutifs du crime de haute trahison ?  La justice gabonaise peut-elle fermer les yeux et ne pas ouvrir une instruction sur cette affaire d’une extrême gravité ?

Au moment où Hervé Patrick Opiangah, citoyen gabonais, vient de porter plainte contre X pour concussion et haute trahison de l’État, en se fondant sur certaines dispositions de la Charte de la Transition, tels l’article 7 qui nous enseigne que «Tout acte portant atteinte à la forme républicaine de l’État, à la laïcité de l’État, à la souveraineté, à l’indépendance et à l’unité nationale est un crime de haute trahison et puni comme tel que prévu par la loi »  et l’article 29 qui nous rappelle que « La défense de la patrie est un devoir sacré pour tout citoyen Gabonais », la justice gabonaise à l’occasion de restaurer sa réputation de justice corrompue, malléable à souhait et aux ordres des tenants du pouvoir. 

Pour une affaire aussi grave si tant est qu’elle soit avérée, les coupables doivent être interpellés et être condamnés, encore plus dans un régime dirigé par des militaires qui ont promis la Restauration de Institutions et qui ont juré « Honneur et fidélité à la Patrie ». Maintenant que la Patrie a été trahie, force doit rester à la loi. 

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